Presse Océan - Municipales 2020 Rezé : le centriste Seillier cherche le soutien de LREM

Chef de file de l'opposition municipale du centre et de la droite à Rezé, le centriste Philippe Seillier, proche du Modem, se présente aux municipales, de préférence avec LREM.

Centriste il était, centriste il demeure. Jusqu'en 2015, le Rezéen Philippe Seillier avait l'étiquette LR, comme une partie de la famille centriste. « Comme je n'étais pas d'accord avec le fonctionnement de LR, je les ai quittés fin 2015, après les élections régionales », dit-il. Proche du Modem, il veut continuer à fédérer « le centre et de la droite », dont il a été la tête de liste en 2001, 2008 et 2014. Et le chef de file en opposition au « monolithe socialiste ».

La main tendue aux Marcheurs pour rassembler jusqu'aux Républicains

« Faisant l'ouverture à la société civile et à des personnes issues de la gauche, comme je l'ai toujours fait », il travaille « depuis février avec LREM ». Problème, En Marche n'a pas choisi son candidat. Deux autres Rezéens convoitent l'investiture : Éric Buquen (LREM, ex-PS), longtemps fidèle soutien du maire Gérard Allard (PS), et Yannick Louarn (LREM), marcheur de la première heure. Phillippe Seillier a repris en 2008 un cabinet d'assurance employant quatre salariés à Nantes. Il veut jouer le rassembleur, face à une gauche divisée. Il prend acte d'une évolution sociologique de Rezé. « Les classes moyennes plus aisées s'y installent en rachetant des biens immobiliers à prix élevés », dit-il. Elles se mêlent au socle ouvrier qui profitait à la gauche. Et si LREM ne le désignait pas ? « J'irai quand même », dit-il. Dans son viseur, le maire a selon lui « démontré son incapacité à diriger une équipe, à piloter une organisation en charge d'une commune d'environ 42 000 habitants ». Des faits ? « L'histoire de l'éducateur » mis en cause concernant deux écoliers de Rezé. « On reproche à Gérard Allard de faire jouer l'omerta. Il ne pouvait pas tout dire. Mais la façon dont il a géré les choses, vis-à-vis de son conseil, de sa majorité, de ses services et surtout des parents, était en dessous des exigences de sa mission. »

Il rappelle que des élus ont quitté le maire pour l'association Rezé Citoyenne. Et le critique pour avoir donné aux élus de Rezé à gauche toute « des rôles et des partitions qui n'étaient pas les leurs, et de séquencer le conseil municipal autour d'eux ».

LREM ? « Je leur tends la main. Rassembler, je le fais depuis 2001. » Pourrait-il, si LREM le rejoignait, travailler avec Éric Buquen ? « J'ai travaillé avec lui, je n'ai pas réussi. » Il précise : « Je travaillerai dans la continuité de l'histoire de Rezé : je serai le continuateur de Gilles Retière et de Jacques Floch, maires PS. Dans le cadre du développement de notre commune, sur le territoire, nous avions des positions assez voisines. ».

Pour commencer, Philippe Seillier a préétabli un projet avec une quinzaine de personnes, autour desquelles gravite une centaine de sympathisants. Projet qu'il veut ensuite « co-construire avec les Rezéens » lors de « quatre laboratoires d'idées » entre octobre et décembre.

Les trois thèmes phares du candidat

« L'urbanisme, les déplacements et la sécurité ». Philippe Seillier a prédéfini un projet mais veut le prolonger avec les Rezéens. « Les partis politiques ont moins de poids. Je veux travailler avec les Rezéens pour apporter des solutions qui répondent à leurs aspirations ». Trois thèmes de campagne : l'urbanisme, les déplacements et la sécurité. Il prône « l'accompagnement d'un urbanisme maîtrisé et d'un environnement humanisé. » C'est-à-dire, d'intégrer le cadre fixé par le plan d'urbanisme métropolitain et d'y intégrer les habitants. Pour « les déplacements », il veut éviter « pour la ZAC des Isles éviter les problèmes d'engorgements que créerait la mise en deux fois une voie à la place de la deux fois une voie ». Et il veut « qu'à Rezé on retrouve une sécurité. Il y a des problèmes de bandes organisées et de dealers au Château. Il faut s'intéresser au sujet de populations tétanisées. Le maire, premier magistrat de la commune, est là pour faire respecter la loi et la loi existe pour que les habitants retrouvent leurs droits, leur liberté d'aller et de venir, alors qu'ils subissent des outrages contre leurs biens ou leurs personnes. » Cette priorité concerne aussi Pont Rousseau et Ragon. Car « le maire est le donneur d'ordre, l'architecte de la sécurité. »